Serge, le XV de France joue un match capital dimanche à Toulouse. Tu ne joues pas mais cette ville compte beaucoup dans ton coeur depuis une certaine blessure...
C'est vrai, lors de ma blessure au visage il y a deux ans à Toulouse, j'ai été surpris par l'ovation qu'il y avait eu dans le stade. Beaucoup de gens m'ont envoyé des messages de soutien et d'encouragement. J'ai été surpris par la ferveur du public. On vit une vie à 100 à l'heure sans parfois se rendre compte de ce que l'on fait. On se dit que les choses faitessont derrière nous et on s'arrête jamais pour faire de bilan. Or le fait que je sois blessé m'a poussé à faire un bilan. Le soutien des gens m'a fait me sentir investi d'une mission. J'ai compris que les gens vivaient à travers des matchs de rugby. C'est une noble chance que d'apporter du bonheur aux gens. J'ai vraiment été honoré du soutien des Toulousains. Ca m'a permis de relativiser et de revenir au plus haut niveau.